NOTRE MISSION AU CAMEROUN

 Notre histoire, votre histoire....

Fondé en 1666 par un religieux minime français le Bienheureux Nicolas-Barré, " l'Institut des Sœurs de l'Enfant Jésus a pour origine le cœur de Dieu Lui-même, il a aimé le monde au point de donner son fils unique pour instruire les hommes et leur enseigner le chemin du salut, afin que ceux qui croient en Lui ne périssent pas, mais qu'ils aient la vie éternelle. "LI N° 3.

Pendant deux cents ans environ, l'Institut grandissait et consolidait son œuvre et son esprit sur le sol français où il était implanté depuis ses débuts. Il continuait à se développer et à remplir sa mission. Ce n'est qu'à la seconde moitié du 19ème siècle, qu'il vit le commencement de son expansion hors de la France. La semence se répandit d'un continent à l'autre. C'est ainsi que sur l'invitation de Monseigneur André LOUCHEUR, évêque du diocèse de Bafia (Cameroun) à cette époque, une première mission des sœurs de l'Enfant Jésus est implantée en Afrique plus particulièrement au Cameroun en 1968. Quatre sœurs venues d'Italie, d'Espagne et de France (Sr Marguerite Marie Chiaradia, Sr Régina Casado, Sr Paul Lamotte, Sr Claire Lesay) et bien préparées pour cette mission arrivèrent à Douala, après avoir fait trois semaines de voyage sur bateau, où elles sont bien accueillies par le Père NEFF et le Père François curé de la paroisse de Somo. Douala n'était que le lieu d'atterrissage en terre camerounaise. Il fallait encore 16 heures de voyage, sur une route en mauvais état. Leur mission avait commencé le jour même où elles sortirent de la France pour l'Afrique.

 notre réponse aux besoins du milieux....

C'était la joie d'aller annoncer la bonne Nouvelle sur une terre étrangère, dans une culture inconnue. Toutes courageuses, elles se lancèrent dans l'aventure vers l'inconnu. Elles savaient et étaient sûres que le Seigneur les devançait dans leur mission et qu'il fallait seulement lui faire confiance. Après avoir bravé cette route par endroit non bitumée, où quelques fois il fallait s'arrêter pour pousser la voiture ou bien la dépanner, elles arrivèrent à Somo en pleine nuit alors que la population fatiguée de les attendre, avait déjà quitté les lieux. Tout était dans le noir, seuls les bruits des oiseaux et craquements des arbres d'une forêt tropicale se faisaient entendre. Cette première nuit fut pour les sœurs, une nuit pleine de peur, d'incertitude et une première découverte dans un lieu étranger. Le lendemain, c'était une autre ambiance, plus de peur ; elles vont faire l'expérience d'un merveilleux accueil chaleureux et enthousiaste africain : Fleurs, chants, tambours, danses et cadeaux les envahissaient. Elles étaient émerveillées et se sont senties immédiatement intégrées dans cette famille africaine. Quelques jours plus tard, les sœurs entreprirent des tournées dans les villages pour prendre contact avec des gens, découvrir leur environnement et explorer avec eux, quels étaient leurs besoins, et comment faire pour travailler ensemble dans le but de faire connaître et aimer Jésus Christ à toute la couche sociale de la paroisse. La nouvelle compréhension de la " mission " proposée par le Vatican II devait être leur lumière pendant qu'elles écoutaient les gens. Elles commencèrent par aller vers les communautés locales, pour la surveillance et l'animation des écoles. Pour celles qui étaient éloignées, elles s'y rendaient pour une visite à domicile, des assemblées liturgiques ou des célébrations eucharistiques quand le prêtre pouvait venir et l'administration des premiers soins. Les années 60 furent l'ère des indépendances dans plusieurs Etats africains et où l'africain devait se prendre en charge.

 les joies de la mission au cameroun....

Après avoir vécu proches des communautés locales, les avoir écouté, les sœurs comprirent clairement que, si le pays devait trouver sa nouvelle identité et pouvoir grandir dans tous les domaines du développement, cela dépendrait largement de l'évolution de la femme à cause de son rôle au sein de la famille africaine. Etant donnée l'étendue de la mission de Somo, les sœurs prennent l'initiative de former des jeunes filles choisies dans différents villages dans le petit centre qu'elles ont immédiatement ouvert en voyant le besoin. Celles-ci étaient initiées à l'animation dans les villages. Ces jeunes femmes non seulement acquéraient une éducation dans la prise en charge de leur famille, mais aussi, un savoir faire pratique (couture, broderie, tricotage etc.).
Beaucoup d'autres activités éducatives de la foi étaient entreprises : formation pédagogique et catéchétique des maîtres et catéchistes, des mouvements d'action catholique, l'animation féminine et sanitaire dans les villages, les chorales des jeunes, l'éveil des vocation etc. En peu de temps, il fut clair pour les sœurs qu'il fallait faire quelque chose pour les soins de santé. Quelques sœurs firent des études d'infirmières et allèrent travailler dans les centres de santé.
En voyant les sœurs vivre, le travail qu'elles essayaient de faire auprès de la population, d'autres paroisses sentaient le besoin d'une communauté proche, qui aiderait dans l'animation des paroisses, parce que le prêtre tout seul, n'était pas capable d'atteindre ou mieux, de rejoindre les gens dans leur milieu de vie quotidienne.