HISTORIQUE DE LA COMMUNAUTE DE FUNDONG

 a fundong la nature est attrayante par ses belles montagnes...

Paix, joie et bonheur dans le Seigneur, à vous tous qui liront ce quelques mots sur la fondation de la communauté de Fundong. La communauté de Fundong est située dans la région du nord-ouest du Cameroun, à Bamenda Archidiocèse à une distance de 68kms de la ville de Bamenda ; une zone rurale. La nature est attrayante par ses belles montagnes importantes. Nous sommes à 1700 mètres d'altitude. L'implantation des sœurs de l'Enfant-Jésus Nicolas-Barré à Bamenda, la petite histoire là voici : Dans la vice-province du Cameroun, le besoin s'était fait sentir vers d'autres diocèses que Bafia - Obala- Yaoundé et ouvrir les horizons.

Nous avons pensé au diocèse d'Edéa, une démarche a été faite auprès de l'ordinaire du lieu mais les conditions qui nous ont été présentées malheureusement ne nous ont pas permis de nous y établir. Ensuite nous avons été sollicitées par le Sénégal, et une prospection y a été faite. Il y a eu d'autres difficultés pour nous de fonder là- bas. Dans les années 1998 -2000, je me trouvais au conseil vice provincial où toutes les discussions autour d'une éventuelle fondation étaient discernées. D'un commun accord, nous avons trouvé nécessaire d'aller voir du côté du nord-ouest Cameroun et dans le diocèse de Bamenda.

Nous avons ainsi entrepris les démarches auprès de l'ordinaire du lieu Mgr Paul VERZECOV actuellement Evêque émérite. Ceci par le biais du révérend frère Francis de la congrégation des frères Maristes, qui à l'époque, était provincial. Tout allait bon train entre temps, l'équipe vice provinciale a connu un changement " Dieu merci " le projet de fondation à Bamenda n'a pas connu ou alors souffert des changements.

 votre présence les aidera à connaître jésus...

En l'an 2004, la nouvelle équipe vice provinciale a donc mené à terme ce projet, qui a effectivement vu le jour le 30/01/2004.
Les fondatrices: deux sœurs avaient été désignées Martine NGO BATOUMBI et Françoise MESSINA ensuite deux novices : Odile MANGA et Lydie NGONO ANDELA.
Toutes les communautés se sont dirigées à Bamenda-Fundong nous escorter. C'est un jour inoubliable.
Arrivées à Bamenda, nous avons été accueillies à Bishop house par Mgr Paul VERZECOV qui nous a beaucoup encouragé comme un bon père pour notre nouvelle terre de mission dans son diocèse. Il nous a prodigué des conseils ; " Mes filles, à Fundong où vous partez pour l'annonce de la bonne nouvelle du Christ, c'est encore la première évangélisation " il ajoute , " votre présence les aidera à connaître Jésus davantage " cet entretien riche avec l'Archevêque Paul se passe autour des gros gâteaux, café, thé et biscuits etc. nous sommes parties de l'évêché très rassurées du soutien de l'Archevêque. Ainsi donc notre cortège s'ébranle en direction de Fundong notre lieu de mission, conduit par le Rev. Father Ignatuis Waindim, vicaire général du diocèse. La paroisse d'accueil St Jude est venue à notre rencontre, jusqu'à Njinikom ; une petite ville située à 13 kms, sur la route de Fundong, une première délégation munie des cameras de toutes sortes. Chemin faisant, une deuxième délégation nous attendait à 8 km² de la ville de Fundong ; des mamans munies de calebasses remplies d'eau qu'elles versaient par terre en dansant, ceci en signe de bénédiction. Une troisième délégation se trouvait à 5 km². Là se trouvait une école catholique ; des chants de joie et d'accueil étaient exécutés.

Un quatrième groupe se trouvait à l'entrée de la ville, hommes, femmes et enfants, donc une foule immense nous a conduit à l'esplanade de l'Eglise ST Jude of Fundong, où les discours et remise de quelques cadeaux prononcés à notre endroit. Vers l'après midi, le Rev. Father Michael YUH et ses chrétiens nous ont offert un grand repas. Le même jour dans la soirée, nous avons été reçues par le curé de la paroisse Fr Michael. Pour tout dire, l'accueil était magnifique. Les populations de Fundong nous ont marqué par leur accueil coloré des couleurs de la culture " kom ". Nous leur restons bien reconnaissantes. Notre mission avait commencé par l'étude des langues : anglaises, pidgin et kom, langue local. La même année, nous avons fait une étude du milieu ; comme échantillon, 9 villages ont été ciblés.

Cette étude nous a aidées à nous intégrer sur ce plan culture. Evidemment les premières difficultés étaient surtout d'ordre culturel. Comme vous le savez bien, la culture transcende l'homme ; elle est même antérieure à son existence. Dès lors nos comportements proviennent du groupe auquel nous appartenons. Nous nous sommes installées au milieu des populations en quête d'avenir, d'avancée humaine et spirituelle. Et comme communauté, nous étions centrées sur la qualité de témoignage à donner à partir d'une appartenance et dépendance à Dieu.
Nos activités au début étaient de :

  • dispenser les cours de français aux écoles maternelles et primaires catholiques de la paroisse.
  • Joindre les groupes existantes dans la paroisse : jeunes - mouvements d'enfants - chorales - petites communautés chrétiennes.

 prendre un enfant par la main, l'emmener vers demain...

Il est important de rappeler que l'enquête faite au début révèle l'urgence de venir en aide aux femmes de la localité de Fundong. Ainsi quelques groupes de femmes ont été créés dans le but de les former à mieux assumer leur responsabilité dans leur famille.
Aussi dans toutes les sociétés aujourd'hui, on parle des enjeux stratégiques qui permettront aux femmes de se mettre au cœur où se prennent les décisions. Nous luttons en même temps contre les discriminations faites à l'endroit des femmes. Nous organisons des rencontre avec les femmes à la base, en les invitant à se positionner stratégiquement dans les associations et réseaux car la société ne leur fait aucun cadeau ici chez nous à Fundong, à cause de nos mœurs qui ont besoin d'être évangélisés. Ex. la situation des veuves avec les neveux de leurs maris.
Nous voulons aussi encourager la dynamique des femmes rurales qui souvent est négligée.
Notre pastorale sociale de proximité à Fundong se résume dans ces mots :
" Prendre un enfant par la main,
Pour l'emmener vers demain,
Pour lui donner la confiance en son pas
Prendre un enfant pour roi. "
Nous attendons que les populations qui nous voient vivre avec elles connaissent davantage le Christ, qu'elles l'aiment plus que tout, plus que la tradition.