DEBUT DE LA MISSION AU CAMEROUN

 les débuts de notre mission...

Quelques jours plus tard, les sœurs entreprirent des tournées dans les villages pour prendre contact avec des gens, découvrir leur environnement et explorer avec eux, quels étaient leurs besoins, et comment faire pour travailler ensemble dans le but de faire connaître et aimer Jésus Christ à toute la couche sociale de la paroisse. La nouvelle compréhension de la " mission " proposée par le Vatican II devait être leur lumière pendant qu'elles écoutaient les gens. Elles commencèrent par aller vers les communautés locales, pour la surveillance et l'animation des écoles. Pour celles qui étaient éloignées, elles s'y rendaient pour une visite à domicile, des assemblées liturgiques ou des célébrations eucharistiques quand le prêtre pouvait venir et l'administration des premiers soins. Les années 60 furent l'ère des indépendances dans plusieurs Etats africains et où l'africain devait se prendre en charge.

Après avoir vécu proches des communautés locales, les avoir écouté, les sœurs comprirent clairement que, si le pays devait trouver sa nouvelle identité et pouvoir grandir dans tous les domaines du développement, cela dépendrait largement de l'évolution de la femme à cause de son rôle au sein de la famille africaine. Etant donnée l'étendue de la mission de Somo, les sœurs prennent l'initiative de former des jeunes filles choisies dans différents villages dans le petit centre qu'elles ont immédiatement ouvert en voyant le besoin. Celles-ci étaient initiées à l'animation dans les villages. Ces jeunes femmes non seulement acquéraient une éducation dans la prise en charge de leur famille, mais aussi, un savoir faire pratique (couture, broderie, tricotage etc.).

Beaucoup d'autres activités éducatives de la foi étaient entreprises : formation pédagogique et catéchétique des maîtres et catéchistes, des mouvements d'action catholique, l'animation féminine et sanitaire dans les villages, les chorales des jeunes, l'éveil des vocation etc. En peu de temps, il fut clair pour les sœurs qu'il fallait faire quelque chose pour les soins de santé. Quelques sœurs firent des études d'infirmières et allèrent travailler dans les centres de santé.

En voyant les sœurs vivre, le travail qu'elles essayaient de faire auprès de la population, d'autres paroisses sentaient le besoin d'une communauté proche, qui aiderait dans l'animation des paroisses, parce que le prêtre tout seul, n'était pas capable d'atteindre ou mieux, de rejoindre les gens dans leur milieu de vie quotidienne.

En 1970, une deuxième communauté, formée de 4 sœurs, s'ouvre à Makénéné, paroisse située à 23 km de Somo. La direction de l'école primaire et du dispensaire est confiée aux sœurs, sans oublier la pastorale, qu'elles ont essayé d'assumer et assument encore aujourd'hui en toute simplicité, désintéressement et dans l'abandon à la providence de Dieu. C'est une mission très vivante aujourd'hui et qui demande encore plus de sœurs.

En 1974, les sœurs furent invitées par Mgr Jean ZOA, à aller dans le diocèse de Yaoundé, pour diriger un Centre de développement rural en ce lieu. Ici dans l'esprit de " Populorum Progressio " l'Evangile devint la puissance en rendant les gens capables de prendre en main la responsabilité de leur progrès : " le travail de développement se fait avec l'Evangile en main, sans prendre la place des gens mais en croyant que, quelle que soit l'œuvre achevée, elle est le fruit de leur travail et qu'ils en sont capables ". 5 sœurs sont dont envoyées en mission à Saa pour cette œuvre.

En 1980, ce fut l'ouverture de la communauté de Nitoukou, formée de 4 sœurs. Comme dans toutes les autres communautés, elles organisèrent la pastorale.

En 1987, ce fut le tour de la communauté de Mimboman Yaoundé.

En 2000, une nouvelle communauté est ouverte à Yaoundé, plus précisément à Ekounou, où, dans le but d'aider et de faire grandir le peuple vers lequel nous sommes envoyé, un centre de santé intégré est ouvert. Aujourd'hui, il rend d'énormes services non seulement à la population qui n'avait pas facilement accès aux soins de santé, mais aussi, à l'Etat qui trouve une aide à son travail ou à son rôle.

En janvier 2004, nous répondons à l'appel nous venant de la région du Nord Ouest Cameroun, dans la zone anglophone, par Mgr Paul VERDZEKOV, où il faut explorer des nouvelles horizons, une nouvelle culture.